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La réaction inflammatoire [T3A|C1|A1]

lundi 4 septembre 2017 [ télécharger l'article au format PDF]
Stephen est curieux et vous serez bientôt en capacité de l’informer, bonne lecture (voici un schéma [1] bilan à compléter)

 

Documents 1 : Des paramètres physiologiques liés à l’inflammation et des cellules.

Physiologie :

"La physiologie (du grec phusis, la nature, et logos, l’étude, la science) étudie le rôle, le fonctionnement et l’organisation mécanique, physique et biochimique des organismes vivants et de leurs composants.[...]"
D’après wikipédia.

Coupes de Peau :

IMMUNO comparaison peau RIA

Analyse Sanguine :

Un extrait d’analyse sanguine après une blessure...
IMMUNO test sang extrait

les leucocytes :

Les cellules de la lignée blanche et leur rôle.
les leucocytes {JPEG}
Pour vos téléphones lors de l’observation sur microscope.

QR identifier leucocytes

Frottis sanguin :

à vous de jouer...Utiliser le microscope, utiliser le tableau précédent pour l’identification. ( Vous disposez de préparation du commerce, mais comment en faire un ?). Pour la capture une vidéo
`


 

Document 2 : Déclenchement d’une réaction inflammatoire.

L’inflammation a été définie au Ier siècle après JC par un médecin romain nommé Celsus (ou Celse). Celui-ci énonce “le quadrilatère de Celse” décrivant les symptômes accompagnant l’infection d’une plaie : tumor (oedeme), rubor (rougeur), calor (chaleur) et dolor (douleur).

généralités.

Les cellules sentinelles sont des cellules immunitaires qui résident en permanence dans les tissus, même lorsque ces derniers ne sont pas lésés ou infectés. Elles expriment sur leur membrane des récepteurs de l’immunité innée. Ces récepteurs reconnaissent les molécules “étrangères” : composants de la paroi ou de la membrane des bactéries ou des champignons ; protéines virales ; molécules libérées en cas de lésion... Grâce à ces récepteurs, les cellules sentinelles sont capables de détecter des agents infectieux ou des situations dangereuses pour l’organisme.
Les cellules dendritiques, les mastocytes et les macrophages sont des cellules sentinelles.

Cellules dendritiques :

les cellules dendritiques assurent un rôle de sentinelles mais aussi de chef d’orchestre du système immunitaire. Tapies dans les portes d’entrée empruntés par les pathogènes elles repèrent les agents infectieux, les ingèrent et secrètent des signaux biochimiques (sécrétions) afin de l’alerter et attirer sur les lieux de l’infection les cellules de la première ligne de défense de l’organisme.

IMMUNO dendrocyte

Mastocytes :

Les granules des mastocytes sont riches en médiateurs chimiques de l’inflammation (TNF et histamine). Ci-dessous à gauche un mastocyte au repos, à droite un mastocyte après activation.

IMMUNO mastocyte

Macrophages :

Les macrophages (du grec : « gros mangeur », makros = grand, phagein = manger) sont des cellules infiltrant les tissus, découvertes par Elie Metchnikoff en 1883. Ils proviennent de la différenciation de leucocytes sanguins, les monocytes.

IMMUNO macrophage

Sécrétions

Quelques molécules sécrétées par les cellules de l’immunité innée et leurs effets
MoléculeCellule sécrétriceEffets physiologiques
HISTAMINE Mastocyte vasodilatation + augmentation de la perméabilité vasculaire
PROSTAGLANDINES Mastocyte vasodilatation, augmentation de la perméabilité vasculaire, responsable de la douleur (par stimulation de fibres nerveuses sensibles à la douleur) et de la fièvre (par action sur des neurones hypothalamiques qui contrôlent la température corporelle)
CYTOKINES
pro-inflammatoires
Mastocyte et macrophage augmentation du recrutement et de la production des cellules et des molécules de l’immunité innée.
facilitation du passage des leucocytes du sang vers la lésion.


 
 

Document 3 : Détruire les cellules étrangères...

Une manipulation facultative pour observer la phagocytose.

étape 1 : Prélèvement

Le liquide cœlomique des vers peut être récolté de deux façons :
-* Méthode 1
Étirer la partie capillaire d’une pipette Pasteur à la flamme de façon à former une extrémité pointue et creuse.
Laisser refroidir et placer une tétine sur la pipette.
Anesthésier un ver de terre en le plaçant pendant quelques minutes dans l’éthanol à 10 %.
Introduire la pointe de la pipette dans la cavité générale du ver entre le tube digestif et la paroi du corps.
Lorsque la pointe se trouve dans la cavité cœlomique, le liquide cœlomique monte dans la pipette par capillarité sur quelques millimètres.
Retirer la pipette du ver et chasser le liquide receuilli dans une goutte d’une solution de NaCl à 0,7 % placée sur une lame porte-objet.
Si le liquide qui monte par capillarité dans la pipette est brun foncé à noir, c’est que la pipette a pénétré le tube digestif et le liquide obtenu est à rejeter.
Recommencer plusieurs fois l’opération pour récolter une quantité suffisante de liquide. Quelques gouttes sont suffisantes, qu’il s’agisse d’observer des cellules vivantes ou de préparer un frottis.
Il est nécessaire de mélanger le liquide cœlomique avec un volume à peu près équivalent de solution de NaCl pour éviter sa coagulation et la formation de paquets de cellules qui adhèrent entre elles.
-* Méthode 2
Anesthésier un ver de terre en le plaçant pendant quelques minutes dans l’éthanol à 10 %.
Faire une entaille dans la paroi de l’extrémité postérieure du corps avec des ciseaux fins.
Attendre quelques dizaines de secondes et laisser exsuder le liquide dans une goutte d’une solution de NaCl à 0,7 % placée sur une lame porte-objet.
Là encore, il est nécessaire de mélanger le liquide cœlomique avec un volume à peu près équivalent de solution de NaCl pour éviter sa coagulation et la formation de paquets de cellules qui adhèrent entre elles.

Observation

Pour observer la phagocytose, le liquide cœlomique est prélevé sur une lame porte-objet comme indiqué ci-dessus et une goutte d’une suspension de levures à 1 % est mélangée avec liquide cœlomique, directement sur la lame. Après 30 minutes d’incubation en chambre humide, les cellules peuvent être observées directement, avec ou sans coloration, ou après réalisation d’un frottis fixé et coloré.
La forme ronde et la taille des cellules de levure (3 à 4 µm de diamètre) permettent de les identifier aisément y compris à l’intérieur des cellules qui les ont phagocytées.

Cœlomocytes de ver de terre en présence de cellules de levure Saccharomyces cerevisiae
Cœlomocytes de ver de terre en présence de cellules de levure Saccharomyces cerevisiae (observation vitale x 400) Noter les cellules de levure incluses dans le cytoplasme de l’ un des cœlomocytes.

Manipulation d’après SNV Jussieu

 
 

Documents 4 : Soulager l’inflammation, les médicaments. [2]

Que préconiser pour soulager la blessure de Stephen ? Comparer, décider.

Des médicaments.

Aspirine

IMMUNO aspirine infos

Ibuprofène

IMMUNO iduprofène infos

Dafalgan

IMMUNO dafalgan infos

 

 

quelques informations complémentaires

1-Déclenchement

Le déclenchement et la poursuite de l’inflammation font appel à des médiateurs chimiques qui, pour la plupart, sont synthétisés localement (histamine, prostaglandines, chimiokines, cytokines.....)
Les prostaglandines interviennent dans la vasodilatation, la douleur et la fièvre. Elles sont fabriquées par une succession de réactions chimiques catalysées par des enzymes (voir ci-dessous) L’aspirine mais aussi d’autres molécules comme l’ibuprofène et le paracétamol sont des inhibiteurs de la cyclooxygénases. L’aspirine présente des effets secondaires, la prise régulière à forte dose peut entraîner des acidités gastriques, voire des ulcères. En effet, au niveau de l’estomac, les prostaglandines stimulent la sécrétion des mucus protecteurs de la paroi.
IMMUNO schéma anti inflamm
En rouge les enzymes qui permettent les réactions.

2- Rôles des corticoïdes.

Les corticoïdes sont des hormones stéroïdes produites par les glandes surrénales. Leur pouvoir anti-inflammatoire est découvert en 1950.
Les corticoïdes limitent la production de prostaglandines en inhibant l’enzyme « phospholipase », mais ce n’est pas leur seule cible : ils limitent également la synthèse des chimiokines, réduisent la perméabilité vasculaire et stimulent la migration des phagocytes (granulocytes, monocytes et macrophages).
Les corticoïdes de synthèse ont les mêmes effets anti-inflammatoires que les corticoïdes naturels.
Effets secondaires : Ils ont de multiples effets sur l’organisme : augmentation du taux de glucose sanguin, accroissement de la rétention d’eau et d’ions sodium, élimination accrue d’ions potassium.

3- Détection du degré d’inflammation

La concentration d’une protéine sanguine, la CRP (Protéine C réactive), augmente avec le degré d’inflammation. Son dosage permet donc d’apprécier l’évolution d’un foyer inflammatoire


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